[BIM...]LE MIRAGE DU BIM... et si on arrêtait de pousser Mémé dans les orties ?

[BIM...]LE MIRAGE DU BIM... et si on arrêtait de pousser Mémé dans les orties ?

rebcao
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[BIM...]LE MIRAGE DU BIM... et si on arrêtait de pousser Mémé dans les orties ?

rebcao
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Bonjour,

Bonjour Mes Chers Confrères,
Bonjour Manon, @manon_puel 
Bonjour Guillaume, @Guillaume_Berson 

 

Voilà un moment que je tourne autour du pot, mais là, j'ai décidé de lancer un pavé dans la mare...

 

On nous rabâche les oreilles avec le BIM, la maquette numérique, la révolution digitale à toutes les sauces...

 

Mais sur le terrain, chez les vrais professionnels du Tous Corps d'État (TCE), qu'en est-il réellement ?

 

Dans le cadre de ma veille technologique, j'ai mené ma petite enquête directement auprès de mes clients (électriciens, serruriers, climaticiens). Le verdict est sans appel :

le BIM actuel est un mirage complet, une usine à gaz marketing.

 

Quand on gratte le vernis des rapports financiers des éditeurs, on découvre le secret de polichinelle : la base réelle des utilisateurs de CAO est composée à 55% / 60% par les entreprises de terrain (TCE et Infrastructures).

 

Le prétendu BIM collaboratif dont on fait l'article partout ne concerne en réalité qu'à peine 5% des acteurs (les très grosses maîtrises d'œuvre ou majors du gros œuvre).

 

Pour ma part, si je regarde ma propre clientèle, on tombe carrément à 0 % d'utilisateurs réels du BIM !

Voici la réalité du "faux BIM" que mes clients (et élèves) subissent au quotidien :

 

1️⃣La maquette numérique est une coquille vide On vend aux clients de magnifiques rendus 3D pour épater la galerie, mais les objets modélisés ne contiennent aucune donnée exploitable (le "I" de Information est mort). C'est de la bête 2D déguisée en volumes 3D.

 

2️⃣Une avalanche de "crêpes 2D" inexploitables La réalité des 95% restants de la chaîne, c'est que la superbe maquette 3D se fait systématiquement aplatir en "crêpe 2D" (.DWG). Elle est envoyée à l'électricien ou au plombier qui se retrouve avec un fichier lourd, pollué, et qui passe un temps considérable sur son AutoCAD LT à nettoyer la misère pour pouvoir simplement sortir un plan d'exécution ou faire un chiffrage !

 

3️⃣Le cas des Très Grandes Entreprises (Services Techniques & Gestion de Site) Je forme régulièrement les services techniques et les gestionnaires de patrimoine de très grands groupes. Pour gérer et maintenir des parcs immobiliers de milliers de mètres carrés au quotidien, le prétendu "BIM GEM" (Gestion-Exploitation-Maintenance) est vite abandonné. Pour déplacer une prise, modifier une cloison ou suivre des surfaces, ils reviennent tous à un AutoCAD optimisé : des polylignes fermées nettes et des blocs attributs fluides. La 3D usine à gaz qui fait ramer les postes reste au placard.

 

4️⃣Les métrés repartent de zéro sur Excel Au lieu d'extraire automatiquement les quantités depuis la base de données d'une maquette prétendue intelligente, l'économiste ou le chargé d'affaires doit tout refaire à la main. Le risque d'erreur explose et les marges trinquent.

 

Ma conclusion de "vieux routier" (depuis la version 2.5) : Beaucoup ont acheté un logiciel sophistiqué en pensant acheter une méthode de travail. Aujourd'hui, le BIM marketing ne fait qu'automatiser le chaos.

 

Face à ce mirage, je persiste et je signe : l'optimisation réelle d'un outil comme AutoCAD, AutoCAD LT, basé sur une vraie méthodologie stricte, reste dix fois plus agile et rentable pour le TCE :

 

- Une vraie procédure de Réception et nettoyage de plan.

- Des Gabarits de démarrage structurés métier.

- Des Bibliothèques de blocs dynamiques.

- Un Auto-contrôle strict avec extraction automatique des métrés.

 

Et vous, sur le front du terrain ? Êtes-vous dans les 5% théoriques ou faites-vous partie des survivants qui passent leur temps à nettoyer des fichiers pour pouvoir bosser ?

 

La parole est aux experts du terrain !

 

Je tiens à préciser que ce sujet correspond à une synthèse faite auprès de mes clients et avec le concours de l'analyse remarquable de Mon Compagnon Gégé, j'ai nommé GEMINI ! 

 

Je vous remercie.

Christian


Formateur Indépendant, Consultant, AutoCAD, AutoCAD LT, REVIT MEP, INVENTOR -
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Christian REB

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didier_lourdelle
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Bonjour Christian,

Je partage une partie du constat, mais je pense que la vision présentée est un peu réductrice du marché.

Le BIM n'est pas un logiciel ni une maquette 3D. À l'origine, c'est avant tout une démarche de structuration de l'information. On peut même avoir une logique BIM avec des outils très différents dès lors que les données sont organisées, partagées et exploitables.

Là où je rejoins l'analyse, c'est que beaucoup de projets se limitent à une maquette 3D qui contient peu d'informations réellement exploitables. Dans ce cas, on obtient effectivement une "belle image" qui finit transformée en DWG 2D pour les entreprises de terrain.

En revanche, lorsque le BIM s'intègre dans un véritable système d'information (ERP, GED, GMAO, gestion patrimoniale, maintenance), la logique devient beaucoup plus cohérente. Le problème est que cela demande des méthodes, des processus et des compétences qui dépassent largement le simple choix d'un logiciel.

J'en ai eu récemment un exemple à mon niveau. Pour ma propre gestion commerciale, j'ai mis en place rapidement une API et une base de données. Cela ouvre des perspectives très différentes de celles que nous connaissons avec les échanges Excel.

On peut imaginer un projet défini dans un ERP, des documents stockés dans une GED, puis compléter directement depuis AutoCAD les informations de cartouches, de blocs et d'attributs. Les données sont alors centralisées et synchronisées. On est très loin du copier-coller manuel depuis un fichier Excel.

Je comprends parfaitement pourquoi Excel est encore omniprésent dans les TPE. C'est rapide, souple, bien maîtrisé et, pour beaucoup, il joue le rôle de base de données. Mais Excel reste avant tout un tableur conçu pour réaliser des calculs.

La numérisation des entreprises est en marche. Je suis actuellement au Cameroun où beaucoup de choses restent encore à construire sur ce sujet. Hier soir, j'assistais à une présentation d'Odoo devant plus de 150 participants. Le message était clair : remplacer progressivement une multitude de fichiers Excel par quelques applications centralisées, activer les modules nécessaires au fur et à mesure des besoins et mettre en place des processus partagés. C'est précisément le rôle d'un ERP dans une TPE ou une PME au XXIᵉ siècle.

Aujourd'hui, qu'elles soient hébergées dans le cloud ou sur un réseau local d'entreprise, les applications web permettent de connecter entre eux des logiciels standards comme Microsoft Office, AutoCAD, les ERP ou les GED via des API et des développements spécifiques.

À mon sens, le véritable enjeu des prochaines années n'est pas BIM contre AutoCAD, ni 2D contre 3D. Le sujet est la circulation de l'information entre les outils et la capacité à exploiter cette information tout au long du cycle de vie du projet.

Sur ce point, les problématiques d'une PME et celles d'un grand groupe sont finalement assez proches. La différence se situe davantage dans les volumes et les moyens que dans les principes.

Didier Lourdelle EESignature

Industrialisation AutoCAD / AutoCAD LT – 2D / 3D
Architectures AutoLISP & .NET maintenables
Références industrielles, notamment AutoCAD Electrical
(contexte exigeant, architectures éprouvées)
Blog : Trucs & Astuces sur AutoCAD LT (2024+)

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rebcao
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Bonjour Didier, @didier_lourdelle 

 

Merci pour ton retour de connaisseur.

 

Tu as tout à fait raison de rappeler que le BIM est avant tout une démarche de structuration. D'ailleurs, si tu relis bien mon message, tu verras que je n'ai cité aucun autre logiciel concurrent d'AutoCAD ! Je parle bien de la méthode, ou plutôt du manque de méthode.

 

Le fond de mon constat, c'est que l'immense majorité des TPE/PME du TCE n'a pas les structures pour coder des API .NET ou connecter AutoCAD à un ERP. Elles ont besoin d'agilité immédiate pour sortir des devis et des plans d'exécution sans y laisser leur marge.

 

Quand on structure proprement un gabarit AutoCAD avec des blocs dynamiques riches en attributs métiers, et qu'on extrait ces données vers Excel en un clic, on fait de la gestion de données structurées, efficace et à hauteur de PME. C'est l'essence même de la démarche, sans Usine à Gaz !

 

A l'issue des formations, je mets à disposition de tous mes clients des outils (menu, palettes d'outils, gabarits, SCRIPT, interfacé avec EXCEL pour les rapports de métrés, de quantitatifs, etc.) pour personnaliser, optimiser leur bonne vieille version AutoCAD LT ! et c'est comme ça qu'on peut transformer un simple Ch ' T i t AutoCAD LT, peu importe la version,  en un véritable couteau Suisse...

 

Amicalement,

Christian


Formateur Indépendant, Consultant, AutoCAD, AutoCAD LT, REVIT MEP, INVENTOR -
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Christian REB

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didier_lourdelle
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Re bonjour Christian,

Je pense que nous sommes finalement assez d'accord sur le constat actuel du terrain.

Comme toi, je constate que pour une grande majorité de TPE et PME, AutoCAD LT associé à des blocs attributs, des gabarits, des palettes d'outils et des échanges avec Excel apporte déjà énormément de valeur avec un investissement raisonnable.

Là où j'apporterais une nuance, c'est sur la trajectoire à moyen terme.

Nous avons tous les deux connu le passage de la planche à dessin à la DAO, puis de la DAO à la CAO. À chaque étape, les méthodes de travail ont évolué progressivement avant de devenir la norme.

Aujourd'hui, je pense que nous sommes au début d'une nouvelle transition autour des données et des systèmes d'information. Un ERP moderne n'est plus réservé aux grands groupes. Les solutions actuelles permettent à une TPE ou une PME de démarrer avec quelques modules seulement et d'ajouter progressivement les fonctions dont elle a besoin.

D'ailleurs, les exports Excel, CSV ou TXT restent généralement présents. Ils deviennent simplement un moyen d'échange parmi d'autres et non plus le cœur du système.

L'objectif n'est pas de remplacer AutoCAD ni les bonnes pratiques que tu décris. Au contraire, elles restent plus que jamais indispensables. L'enjeu est plutôt de réduire les ressaisies, de limiter le nombre d'applications isolées et de mieux standardiser les workflows entre les différents outils de l'entreprise.

Avec l'arrivée des API, des applications web et désormais des outils d'IA, la réactivité passe de plus en plus par la qualité de circulation de l'information.

Sur AutoCAD complet ou sur une solution métier, ces échanges peuvent aujourd'hui être totalement automatisés grâce à .NET, VBA, Visual LISP, aux API et aux connexions directes aux bases de données.

Sur AutoCAD LT, les échanges restent tout à fait possibles via des fichiers d'échange (CSV, Excel, DXF) ou des outils externes. En revanche, lorsque les flux deviennent nombreux ou critiques pour l'entreprise, la maintenance et l'évolution des différents composants peuvent devenir plus complexes à piloter que sur AutoCAD complet, où l'intégration peut être centralisée dans une application unique développée en .NET ou via les API Autodesk.

Finalement, je vois AutoCAD comme un excellent outil de production graphique qui a toute sa place dans cet écosystème, à condition qu'il puisse dialoguer efficacement avec le reste du système d'information.

Didier Lourdelle EESignature

Industrialisation AutoCAD / AutoCAD LT – 2D / 3D
Architectures AutoLISP & .NET maintenables
Références industrielles, notamment AutoCAD Electrical
(contexte exigeant, architectures éprouvées)
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rebcao
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Re-Bonjour Didier, @didier_lourdelle  on ne se quitte plus ! as-tu envisagé une union ?  😊 😉   pas Booléenne bien sur...

 

Ravi de voir que nous sommes d'accord sur l'essentiel : la valeur immédiate d'un AutoCAD LT optimisé pour le TCE !

 

Pour la nuance sur le moyen terme, je comprends ta vision de développeur. Le .NET et les API centralisées sur AutoCAD complet, c'est techniquement superbe. Mais la réalité du terrain des TPE, c'est le pragmatisme et le coût. Une usine à gaz en .NET ou un ERP mal configuré, si ça plante, la PME est bloquée et doit attendre le prestataire informatique.

 

Un "Ch ' Ti  AutoCAD LT" personnalisé avec des scripts, des menus et des blocs dynamiques ou non, c'est comme un bon vieux moteur diesel : c'est increvable, c'est agile, et ça se dépanne en un clin d'œil. Et pour sortir un quantitatif ou un métré propre sur Excel, ça reste imbattable en termes de rentabilité immédiate pour l'artisan.

 

Chacun sa philosophie : la haute technologie centralisée pour les grands groupes, et le couteau suisse agile pour le front du terrain ! 😁

 

Christian


Formateur Indépendant, Consultant, AutoCAD, AutoCAD LT, REVIT MEP, INVENTOR -
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Christian REB

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chamberlan_joel
Enthusiast
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salut...

Le bim... vaste sujet...
de mon pts de vue, le bim est avant tout une norme créer pour harmoniser la codification des éléments qu'on retrouve dans un batiment

Donc, si on a besoin que du dimensionnel, il y a ce qu'il faut, si on veut aller plus loin (thermique métrés vie du bat... ) il y a ce qu'il faut.

Le problème c'est quelle à été créer aux US par des informaticiens et non des technicien du bâtiment.

Alors c'est illisible et classé selon une logique qui ne regarde que les base de données
Pour un petit BE ou une PME ça revient à s'imposer un carcan complexe pour une plu value inexistante car on a pas besoin du 5eme des éléments géré par cette norme
Le vrai gain théorique, c'est le fichier IFC , mais on parle bien de théorie...
Révit les gère pas terrible (j'ai eu pas mal de soucis avec ce format d'échange en particulier avec des archi bossant sur archicad) et Autocad (je suis resté coincé à la 2025) ne les importe pas et n'a pas cherché à rendre compatible ses attributs avec la bdd Bim (
Donc il est dans la pratique très peu utilisé car révit dans une PME demande encore des investissement temps sans rapport avec la planche à dessin qui leur est nécessaire. Donc Si on parle Bim il faut d'emblé écarter autocad

Si la norme était respecté stricto par tous les éditeurs logiciel, peut être on arriverai à en faire qq chose car si on intervenant ne renseigne pas une propriété qui lui est inutile, elle pourrait être mise à jour par le maillon suivant de la chaine sans casser le modèle.
Mais chaque logiciel à son format de travail propriétaire (normal chacun fait sa cuisine) mais très peu respectent la norme IFC avec rigueur, et là, on arrive à des bugs, des incohérence et des problèmes d'importations qui rendent les échanges IFC sensés couvrir la vie d'un bâtiment sur 50 ans complètement inopérant

Patrick l'avais signalé dans un poste (ici ou sur dessin tech je sais plus) Blender sort une extension open source rigoureusement respectueuse de la norme. A ma grande surprise j'y importe les IFC  archicad ou revit sans bug.
Alors Blender est une usine à gaz aux us et coutumes très différents des logiciels de dessin qu'on trouve en BE, mais il est gratuit.
Je n'en suis pas à dire que ça va être adopter, mais cette implémentation prouve que c'est possible, et donne une petite leçon de rigueur à tous les distributeur de soft métier.
Peut être enfin on va trouver des soft qui l'importe et l'exporte correctement, et la simple généralisation d'échange normé, va naturellement produire des fichiers qui pourront être utiliser pour faire du Bim de manière évolutive sans surcharger de travail inutile ceux qui n'ont pas besoin de tout le package..

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rebcao
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Re-Bonjour Joël,

 

Un grand merci pour cette analyse d'une clarté absolue !

 

Tu mets le doigt exactement là où ça fait mal : le BIM a été pensé par des informaticiens américains, pas par des gens de terrain. Résultat : une logique de base de données illisible pour le commun des mortels.

 

Tu as totalement raison : si on parle "BIM", AutoCAD est d'emblée sur la touche. Autodesk fait tout pour pousser vers Revit ou leurs nouvelles applications comme Tandem (qui au passage pédalent sec dans la semoule, même entre solutions du même éditeur !).

 

Mais la réalité des PME et des artisans du T.C.E., c'est celle que tu décris : ils n'ont pas besoin du cinquième de cette usine à gaz.

 

S'imposer ce carcan pour une plus-value nulle, c'est perdre sa rentabilité.

 

C'est là qu'un AutoCAD LT optimisé, standardisé avec un Gabarit digne de ce nom (calques nets, blocs structurés) et des palettes d'outils bien pensées reste imbattable.

On fait du plan de QUALITÉ, on sort des métrés propres sur Excel, et on bosse vite sans attendre que la théorie des fichiers IFC veuille bien fonctionner !

 

Comme tu dis, tant que les grands éditeurs ne respecteront pas la rigueur d'échange (et c'est un comble que Blender doive leur donner une leçon !), le BIM restera un mirage pour le quotidien du bâtiment.

 

Amicalement,

Christian


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Christian REB

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olivier.simon.anteagroup
Advocate
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Allez j'y vais :

Le problème n'est pas le BIM, mais notre résistance au changement. Les outils existent et permettent déjà de mieux concevoir, mieux construire et réduire l'empreinte carbone des ouvrages.

Tant que la profession continuera à gérer l'incertitude par des marges excessives plutôt que par une meilleure maîtrise du projet, nous passerons à côté du sujet. Réduire les émissions carbone passe aussi par une réduction des incertitudes. Cela suppose d'accepter de remettre en question certains coefficients d'incertitude — souvent appelés à tort « coefficients de sécurité » — et de les diminuer lorsque la qualité de la conception, de la donnée et de l'exécution le permet.

Il faut également accepter un changement de paradigme. La projection de l'intégralité d'un projet sur des centaines de plans 2D n'est plus une nécessité technique aujourd'hui. Nous disposons désormais d'outils permettant de travailler directement sur une maquette numérique partagée, contenant l'ensemble des informations du projet et accessible à tous les acteurs. Continuer à produire toujours plus de plans revient souvent à recréer manuellement une information qui existe déjà dans le modèle.

Une telle évolution n'est envisageable qu'avec une maquette numérique maîtrisée, un environnement commun de données performant et une exécution beaucoup plus précise que celle que nous connaissons aujourd'hui.

Le BIM n'est pas une fin en soi : c'est un levier pour concevoir en intégrant l'ensemble des disciplines et des contraintes du projet dès l'origine, dans un même environnement de travail.

Continuons à ne pas évoluer et nous verrons des concurrents étrangers, plus agiles et plus innovants, apporter ces solutions à notre place. La question n'est plus de savoir si cette transformation aura lieu, mais qui en tirera les bénéfices.

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rebcao
Mentor
Mentor

Bonjour Olivier, @olivier.simon.anteagroup 

 

Merci pour cette contribution qui illustre à la perfection la vision théorique (et très "Grand Groupe") du sujet !

C'est un très beau discours sur le papier, mais dans la vraie vie du Bâtiment et des PME du T.C.E. (qui représentent la majorité du tissu économique), le constat est bien différent :


1. "La résistance au changement" a bon dos.
Ce n'est pas une question de peur du progrès, mais de RENTABILITÉ et de BON SENS. S'imposer un carcan logiciel surdimensionné, des abonnements hors de prix et des heures de saisie pour un projet de PME où 80 % de la donnée BIM ne servira jamais à personne, ce n'est pas du progrès : c'est de la perte de marge pure et simple.

2. Le mythe du zéro plan 2D. Allez dire sur un chantier, les pieds dans la boue ou sur un échafaudage, que les compagnons vont se passer de plans 2D clairs, lisibles et imprimés sur du vrai papier pour naviguer sur une tablette dans une maquette lourde qui rame ! La 2D reste et restera le langage universel et efficace d'exécution sur le terrain.

 

3. Réduire les coefficients de sécurité grâce au BIM ? On touche là au cœur de la dérive technocratique. Sur le terrain, l'incertitude ne vient pas d'un manque de données informatiques, mais des aléas du sol, de la météo, de la tolérance des matériaux et de la réalité de l'assemblage. Confier la sécurité des ouvrages à la perfection théorique d'un fichier informatique, c'est oublier la réalité de la matière.

 

Le problème n'est pas de refuser l'évolution, mais de refuser l'USINE À GAZ obligatoire pour tous. Quand la donnée d'origine est propre (via un AutoCAD bien configuré, des gabarits stricts et une vraie méthode), on produit vite, juste et efficace sans vendre de l'illusion.

 

Et un petit cadeau de Mon Compagnon Gégé, j'ai nommé l'iA GEMINI... et qui parle si bien Terrain... 😊

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Au plaisir d'en débattre...

Christian


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Christian REB

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olivier.simon.anteagroup
Advocate
Advocate

Je ne pense pas que ce soit une opposition entre grands groupes et PME.

 

Les exemples que je cite viennent justement du terrain. J'ai vu récemment, sur un chantier de taille modeste en environnement maritime difficile, un chef de chantier consulter les armatures directement sur son téléphone. Avec le vent, la pluie et les documents qui s'abîment rapidement, le papier n'était tout simplement plus l'outil le plus pratique.

Avec une maquette d'armatures, les données peuvent même être transmises directement aux machines de façonnage via des fichiers numériques, sans ressaisie. Ce n'est pas de la théorie, cela existe déjà.

J'ai également vu sur LinkedIn un plaquiste expliquer lui-même qu'il utilisait la maquette Revit pour préparer ses approvisionnements avec une efficacité accrue. Ce n'est pas un discours d'ingénieur ou d'éditeur de logiciel, mais le retour d'expérience d'une entreprise de terrain.

 

Concernant les plans 2D, je n'ai jamais dit qu'ils devaient tous disparaître du jour au lendemain. Je dis simplement que la projection plane de l'ensemble d'un projet n'est plus une nécessité technique comme elle l'était il y a 30 ans.

 

Lorsque l'on regarde d'autres secteurs industriels, pourquoi l'automobile, l'aéronautique, la construction navale ou encore l'agriculture ont-ils connu des gains de productivité considérables depuis les années 1950 alors que le BTP peine encore à progresser ? Certainement parce que ces secteurs ont accepté de transformer leurs méthodes de conception, de fabrication et de contrôle.

 

Sur la question des coefficients, mon propos n'est pas de supprimer la sécurité ni d'ignorer les aléas du terrain. Au contraire. Lorsque l'on améliore la connaissance des ouvrages, la qualité des données, la précision de l'exécution et la traçabilité des contrôles, on réduit mécaniquement certaines incertitudes. C'est exactement ce qui s'est produit dans de nombreux secteurs industriels.

 

Je suis convaincu qu'aujourd'hui nous consommons une quantité importante de carbone pour compenser des incertitudes que nous pourrions mieux maîtriser. Si les voitures étaient conçues avec les mêmes marges que celles couramment appliquées dans la construction, elles pèseraient probablement le double, au minimum. Nous pouvons faire mieux.

Regardons également l'exploitation des ouvrages. Combien d'infrastructures ou de bâtiments sont modifiés quelques années après leur livraison sans que l'on dispose de toutes les informations nécessaires ? Combien de réseaux doivent être recherchés à coups de pelle parce que leur position exacte en X, Y et Z n'est pas connue ? Combien d'études, de diagnostics et parfois d'essais destructifs doivent être refaits faute d'un patrimoine documentaire complet ?

 

La véritable valeur du BIM n'est pas la 3D. La véritable valeur réside dans la conservation, l'organisation et le partage de l'information tout au long de la vie de l'ouvrage.

La 3D n'est qu'un moyen parmi d'autres. Elle permet au futur propriétaire de mieux comprendre son patrimoine, à la collectivité d'intégrer l'ouvrage dans la maquette de la ville, aux exploitants de préparer leurs interventions et aux entreprises d'anticiper leurs travaux avec davantage de fiabilité.

Je ne prétends pas que tout soit parfait aujourd'hui. Je dis simplement que nous disposons désormais des moyens technologiques permettant de faire beaucoup mieux qu'une accumulation de plans 2D, de fichiers Excel, de documents incomplets, de données erronées et de ressaisies successives génératrices d'erreurs entre le bureau d'études, l'usine et le terrain.

 

La question n'est donc plus de savoir si c'est possible. La question est de savoir si nous sommes prêts à faire évoluer nos pratiques pour en tirer pleinement les bénéfices.

 

Nous avons longtemps compensé nos imprécisions par davantage de matière. Le véritable défi des prochaines décennies sera de les compenser par davantage de connaissance et de maîtrise.
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olivier.simon.anteagroup
Advocate
Advocate

Je terminerai par une remarque très simple : je n'ai jamais vu un projeteur revenir volontairement à la "planche à dessin numérique" après avoir travaillé plusieurs années en maquette qui valorise immédiatement son travail.

 

La CAO 2D a remplacé la planche à dessin. La maquette numérique est en train de remplacer progressivement la représentation plane comme support principal de conception. L'histoire de notre métier montre que lorsque l'on dispose d'un outil permettant de mieux concevoir, mieux comprendre et mieux collaborer, le retour en arrière n'a généralement pas lieu.

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rebcao
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Re-Bonjour Olivier,

 

Merci pour cette réponse argumentée et passionnante. Elle permet de bien poser le débat.

Tes exemples illustrent parfaitement les réussites de la digitalisation... dans des contextes spécifiques. Mais attention à ne pas transformer l'exception en règle générale :

 

1. La comparaison avec l'automobile et l'aéronautique a ses limites. Une voiture ou un avion est un produit de série, assemblé en usine fermée, dans un environnement hyper-contrôlé. Un ouvrage de BTP est un prototype unique, réalisé en extérieur, soumis aux intempéries, sur des sols jamais identiques, par une chaîne d'intervenants indépendants. Transposer le modèle industriel de chaîne au chantier de bâtiment/VRD oublie la réalité intrinsèque de notre métier.

 

2. Le téléphone ou la tablette sous la pluie. Lire un détail d'armature sur 6 pouces de smartphone sous la bruine, c'est possible pour une vérification ponctuelle. Mais organiser une réunion de synthèse TCE sur dalle avec le maçon, le plombier et l'électricien pour caler un passage de gaines, ça ne se fait pas sur un écran de téléphone. Le grand plan 2D à plat reste l'outil d'arbitrage collectif le plus rapide, le plus lisible et le moins sujet aux erreurs de compréhension globale.

 

3. La traçabilité et le DOE numérique (X, Y, Z). Tout le monde est d'accord sur la nécessité d'avoir des données de récolement fiables pour l'exploitation ! Mais a-t-on vraiment besoin d'une maquette BIM lourde pour ça ? Un plan de récolement topo rigoureux (DWG/Excel), avec des attributs clairs et géoréférencés, apporte 100 % de l'information utile à l'exploitant sans le coût ni la complexité d'un modèle 3D que personne ne saura rouvrir dans 15 ans quand les logiciels auront changé de version.

 

En résumé, le débat n'est pas "pour ou contre le progrès", mais pour la PROPORTIONNALITÉ des outils. Vouloir imposer la maquette numérique comme dogme unique à toutes les échelles du BTP, c'est comme utiliser un semi-remorque pour livrer un baguette de pain : la technologie existe, mais le modèle économique et pragmatique ne tient pas pour 80 % des acteurs du terrain.

 

Quant à l'argument carbone... penser qu'une maquette numérique de plusieurs gigaoctets stockée sur des Data Centers énergivores est plus "écologique" qu'un plan papier recyclé, c'est oublier le coût environnemental du numérique ! Et réduire les coefficients de sécurité sur le terrain en se fiant aveuglément à la perfection théorique d'un fichier informatique, c'est oublier que la matière, elle, ne lit pas les notices des logiciels.

 

Au plaisir d'en discuter autour d'une vraie table de chantier ! 😉

Christian


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Christian REB

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rebcao
Mentor
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Re-Bonjour Olivier (et merci pour ce doublé !), 😊

 

Je vois que le sujet te passionne et c'est tout à ton honneur ! Mais permettez-moi de conclure à mon tour sur le terrain de la réalité :

 

1. Le parallèle avec la planche à dessin. Passer du rotring/trace-lettre à la CAO 2D (AutoCAD), c'était conserver 100 % de notre logique de concepteurs en démultipliant notre vitesse et notre précision. Passer au BIM technocratique, ce n'est pas "faire évoluer le dessin", c'est transformer des projeteurs en saississeurs de bases de données pour satisfaire des processus administratifs.

 

2. L'illusion du "zéro retour en arrière". Si de nombreux cabinets reprennent des licences AutoCAD ou optimisent leurs workflows 2D/3D légers, c'est justement parce que le coût global du "tout BIM" (formation, licences, temps de saisie, bugs IFC, ficher lourd) a rincé leurs marges sans apporter le moindre centime de plus-value sur leurs projets PME/TCE.

 

3. Le bilan écologique et la sécurité. Penser qu'un modèle 3D de 1 Go hébergé sur des Data Centers énergivores est plus "vert" qu'un plan papier recyclé, ou prétendre réduire les coefficients de sécurité sur le chantier sous prétexte que le logiciel a dit "ça passe", c'est oublier que la matière et le terrain ne lisent pas les notices des éditeurs.

Chacun sa vision : la théorique dans les salons et les grands groupes, et la pragmatique sur le terrain avec des outils efficaces, maîtrisés et rentables.

 

Sans rancune, et au plaisir de croiser le fer sur un autre sujet !

Christian


Formateur Indépendant, Consultant, AutoCAD, AutoCAD LT, REVIT MEP, INVENTOR -
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Christian REB

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olivier.simon.anteagroup
Advocate
Advocate

Au plaisir de se rencontrer en effet. Nous ne tomberons pas d'accord bien sûr, c'est l'avenir qui donnera raison à l'un ou à l'autre.

 

Ma vision n'est pas du tout de salon, je l'ai pratiquée. J'ai vécu le passage de la planche à dessin Rotring à la planche à dessins électronique. Effectivement cela apportait quelques plus mais peu car la logique ne changeait pas. La maquette elle change tout. Lorsque c'est appliqué, comme j'ai eu à le faire de nombreuses fois, les non conformités chantier sont largement diminuées. Et si, les chantiers peuvent mieux faire, les ingénieries peuvent mieux faire, notre industrie de la construction tout entière peut beaucoup mieux faire.

J'ai appris à réaliser des plans mais je suis extrêmement heureux d'avoir vécu le passage à de la modélisation complète avant de partir à la retraite, c'est autrement plus plaisant.

 

Surtout encourageons les jeunes générations à s'en emparer sans les ramener à des vieilles pratiques. 

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Hbs42
Enthusiast
Enthusiast

Je vais mettre ma pierre l'édifice !

 

Je vais parler de mes expériences qui sont un mixte de terrain, d'utilisateur averti (autocad), d'utilisateur oisif (Revit) et de formateur à mes heures perdues (oui perdues, c'est le terme car j'ai l'impression de me répéter 50 fois sur les mêmes sujets)

 

Côté terrain : deux expériences en BIM, une catastrophique (début 2015) avec une maquette numérique qui a fait glisser le projet de plusieurs mètres entre les différents niveaux, me demandez pas pourquoi mais malgré un maquette au petit oignons et du géoréférencement, position GPS cela à mal finis. Une autre (autour de 2021) ou là c'est l'inverse, intégration de lunettes à réalité augmentée et donc des poses aux millimètres qui ont étaient jusqu'à les pre-scellements intégrés aux dalles alvéolaires, c'était a peine croyable mais tout ça sans parachute, vraiment incroyable.

 

Pour ce qui est de la maquette et de son intérêt, cela fait des années que j'utilise AUTOcad comme si c'était Revit, dans le sens ou via des développeurs très sympas et du mixage d'outils LISP, j'ai finis par acquérir des éléments aussi complexe que n'importe quelle maquette BIM (DN, PN, Dp, Matière, fluide, etc, etc) cela en ayant des étiquettes qui pareils vont chercher des informations après les avoirs paramétrés légérements via du LISP, enfin bref bien avant que Revit ne sois efficace et utilisable j'était capable de sortir des livrables et maquettes que même Revit est enfin capable d'atteindre (depuis 2019/2020 je dirai). La souplesse d'Autocad en plus.

 

Côté Revit, je reconnais une certaine facilité d'utilisation (du moins côté utilisateur implantation), je le trouve par contre d'une complexité inutile sur la création de famille voir même abrutissante quand il s'agit des gabarits/filtres/phases/sous projets, qui m'apparaissent comme une multitude couche informe pour une PME. Il faut bientôt avoir une personne à temps plein qui crée des gabarits, des gabarits de vues, des familles paramétrables et toutes ces belles choses qui sont faciles à manipuler mais qui sont tellement infernales à créer.

 

Enfin je finis sur ma partie actuelle, en tant que formateur au métier de dessinateur/projeteur, chargé d'étude et d'affaire. Il est malheureusement improbable pour moi qu'on bon manipulateur de logiciel sois un bon technicien, mes jeunes sortis d'écoles et un peu après (jusqu'à 40 ans) sont pour la plupart désemparé lorsque le logiciel ne leur met pas tout cru dans le bec les bons éléments 3D, ils sont incapables de se projeter dans l'espace et font une confiance aveugle au logiciel, la manque de rigueur et d'envie me fait plus peur que l'appétence qu'ils ont a manipuler cette horreur de logiciel. Quand je vois avec quelle facilité ils font appel à l'IA mais que quand il s'agit d'aller sur site il n'y a plus personne pour imprimer un plan ou prendre une tablette de chantier pour montrer les travaux à réaliser, bref le logiciel tue notre métier, les jeunes veulent un logiciel qu'ils ne comprennent pas, pour faire de la technique qu'ils ne maitrisent pas en espérant que les marges de sécurités les tiennes éloignées des problèmes des chantiers.

 

 

Je vous avoue que peu importe l'outil, je préfère l'allégresse du travail bien fait et du client satisfait.

 

Vive Autocad 😉

 

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rebcao
Mentor
Mentor

Hello @Hbs42 

Bonjour Manon, @manon_puel , Bonjour Guillaume @Guillaume_Berson   je vous associe à cet échange intéressant...  😊

 

Je te remercie pour ta PIERRE... 😊  à une lettre prêt ça pourrait se boire... 😊

 

Mon métier premier c'est la Formation ! Ce qui a motivé mon sujet, c'est que j'ai eu l'occasion d'assurer des Formations sur REVIT de 2018 à 2021, j'ai réalisé une trentaine de sessions... Puis PLUS RIEN ! Pourtant j'intervenais pour 5 clients en direct et 8 CENTRES DE FORMATION ! Pourquoi cet ARRET ? je n'ai pas de boule de cristal ??? 🙄

 

J'avais fait un sondage parmis mes clients dont voici les questions posées :

  • Confrontation : Avez-vous déjà été confronté à une maquette numérique BIM ? ou entendu parlé ?
  • Exploitation : Si oui, avez-vous déjà reçu une maquette réellement exploitable pour vos propres chiffrages ?
  • Efficacité : Combien de temps estimez-vous passer pour sortir un plan d'exécution sur votre AutoCAD LT actuel ?
  • Optimisation : Travaillez-vous aujourd'hui dans un environnement AutoCAD LT (ou version Complète) réellement optimisé et personnalisé à vos besoins métier (Gabarits, Bibliothèques de blocs, Palettes d'outils, etc.) ?
  • Rentabilité : Le BIM vous a-t-il déjà fait gagner (ou perdre !) de l'argent sur un chantier de rénovation TCE ?

et voici ce .PDF qui reprend leurs réponses et réflexions sans les nommer ! Sur 28 envois j'ai eu 13 réponses...

 

En résumé, au vu des réponses CLIENTS plus de 85 % d'utilisateurs terrain (PME / TCE) sont totalement étanches au BIM, et 100 % d'incapacité à exploiter une maquette BIM directement pour le chiffrage métier !

 

Bien Amicalement,

Christian


Formateur Indépendant, Consultant, AutoCAD, AutoCAD LT, REVIT MEP, INVENTOR -
www.rebcao.fr

Christian REB

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